• Christophe Godal

Quelles bonnes pratiques pour manager son équipe à distance ?

Mis à jour : mai 18

Avec la crise du Covid 19, le télétravail a dû parfois être mis en place du jour au lendemain en "mode commando" et il est appelé à durer plus longtemps que prévu. Une fois l'urgence passée, quelles bonnes pratiques le dirigeant peut-il adopter pour manager au mieux son équipe à distance ? Ce post se réfère à plusieurs articles, des retours d’expérience, ainsi que l'animation d'un atelier dédié au sein du réseau BNI Annecy Le Lac.


Un management par objectif

Le pilotage à distance correspond à un management par objectif fondé sur une plus grande autonomie et une décentralisation de responsabilités auprès des membres de l’équipe.


En pratique, cela revient à établir un contrat de délégation avec une personne qui serait surtout plus autonome dans la façon de réaliser ses activités ou à qui l’on confierait de nouvelles responsabilités.

Deux grandes dimensions en tension sont à concilier « au mieux » par le dirigeant : 1- dimension technique liée au processus de travail d’un point de vue fonctionnel, métier 2- dimension relationnelle liée au savoir être et à la qualité d’échange d’un point de vue humain.


Bonnes pratiques "techniques"

Exemples de questionnements clés

  • Comment gère t-on le fichier à distance ? Envoie t-on directement au client ou fait-on valider ? Comment coordonner les activités au sein de l’équipe ? Etc.

  • Quels usages des outils de communication (Tél, E-mail, visio, tchat, etc)

  • Agenda et ordre du jour des réunions d’équipe / RDV individuels (qu'est-ce que chacun doit préparer ? Outil de reporting (que renseigner ? sur quel support ? quelle fréquence ?)


A ce stade, il est utile de passer en revue la chaîne de valeur de l'entreprise, c'est à dire l'ensemble des fonctions clés. Voir le post : comment faire face à une crise majeure et soudaine


Bonnes pratiques "relationnelles"


De l'importance d'un accompagnement stratégique

Attention, les procédures et les outils ne doivent pas s’apparenter à du flicage qui est antagoniste avec le principe de confiance et de délégation. Dans le même temps, la confiance doit pouvoir s’appuyer sur un minimum de contrôle avec le reporting. Il faut donc trouver le juste milieu adapté à l'entreprise, c'est le rôle d'arbitrage qui revient au dirigeant. On le voit, ces bonnes pratiques sont tout sauf des recettes banales, faciles à mettre en place.


Plus globalement, ce sont des principes et des questions clés à se poser pour aboutir à un management stratégique formalisé. Il sera un réel atout, déjà bien sûr en temps normal, mais aussi en situation de crise. Se faire aider d'un tiers permet de partager les problématiques et gagner en pertinence dans la mise en place des solutions.



Pour approfondir

Modalités de mise en oeuvre, cadre juridique, droit du travail


Autres sources consultées



©2018 by Christophe Godal